Moyra McWilliam, Agente en apprentissage, Region du nord de l'Ontario, Agence de revenu du Canada et membre des "Bob Cats" de la communaute en organisation apprenante de la RCN partage son histoire sur la facon dont elle a pu etablir une communaute dans son organisation a l'aide des outils sur le Leadership et l'apprentissage.
Je ne garde que de merveilleux souvenirs de ce septembre 2003! J’ai passé, à cette époque, une semaine fantastique à Westport, Ontario à acquérir les « outils du métier » de Chartier-Lapointe.
J’ai depuis eu l’insigne honneur de pouvoir mettre en pratique quelques-uns de ces outils.
J’ai co-animé deux café-jardin. Le premier s’est déroulé en présence d’une équipe qui comptait 25 employés. Je n’ai pas eu à recourir à du «tordage de bras» auprès de la Directrice! Elle avait déjà participé à une séance d’introduction en la matière servie par Bob et Sylvie et elle avait bien hâte de participer à ce café-jardin avec son équipe. Nous nous sommes mis d’accord sur un thème à l’italienne : nappes à damier rouge et blanc, quelques bouteilles de Chianti pour chandelier, la musique d’Andrea Bocelli en sourdine et évidemment, lasagne et pain à l’ail au menu du dîner! C’était fascinant de voir la réaction des gens lorsqu’ils entraient dans la salle. Il y avait une grande énergie et de la motivation pour attaquer de front la besogne qui consistait à élaborer un plan d’action pour l’année à venir.
Le thème du deuxième café-jardin était tout à l’opposé : Un bar sportif.. De la « Root-beer » dans des pichets, des bols remplis de noix et de maїs éclaté sur les tables et différents articles de collection appartenant à mes enfants éparpillés ici et là. Les participants se composaient d’une sélection de 35 MG (chefs d’équipe, gestionnaires, directeurs adjoints et un directeur) qui représentaient leurs 180 collègues. L’objectif de la journée était de trouver des façons de promouvoir l’apprentissage au sein du groupe de gestion. Toutes sortes d’idées ont été avancées pour ensuite procéder à un triage sur le Mur des remises en question. Puis, on a formé cinq groupes de travail qui ont éventuellement effectué un suivi pour aboutir à la conception d’une séance d’orientation et d’un programme de mentorat qui verra bientôt le jour.
Nous avons utilisé les 5 Pourquoi au sein d’un groupe composé de gestionnaires intérimaires et de la haute direction au cours d’une séance de planification stratégique. Il s’agissait d’un sujet très délicat puisqu’ils devaient discuter du déménagement de certaines charges de travail et donc, de l’élimination éventuelle du poste de certains participants! Au moment où l’émotion avait atteint son paroxysme, les participants pouvaient tout de même considérer tout le contexte. Cet outil les a aidé à résoudre certains problèmes de façon « objective ». À la fin de la séance, ils étaient en mesure d’envisager l’origine du problème sous un tout différent angle.
On m’a demandé d’aider une équipe de 30 superviseurs de premier niveau à tenir des réunions productives. Au cours des derniers mois, les réunions étaient, dans le meilleur des cas, pas très productives et parfois même un désastre total. J’ai utilisé le modèle de la charte de l’équipe puis, je l’ai adapté à la situation et après trois séances, l’équipe a pu déterminer ses valeurs, établir un code de conduite et un protocole de même que définir les rôles et responsabilités du président de réunion et des participants. Nonobstant les quelques accrocs encore présents, on peut affirmer que les réunions se déroulent dorénavant dans les règles et que les gens saisissent maintenant la véritable application de ces réunions!
Je fut l’hôtesse (j’ai plutôt animé) une tribune libre composée d’une équipe de gestion de 70 personnes. Les organisateurs de la conférence avaient initialement prévu un débat avec des experts des RH. Lorsque nous leur avons plutôt proposé une tribune libre, ils ont d’abord hésité. Ils craignaient que les invités se sentent mal à l’aise si aucune réponse n’était préparée à l’avance et donc, que les participants à la conférence auraient pensé qu’ils ne s’étaient pas très bien préparé pour cet exercice. Suite aux discussions qui s’en suivirent, les organisateurs ont décidé de tenter leur chance. Nous avons fourni un bref aperçu des questions aux invités et ils se sentaient alors bien à l’aise pour entreprendre l’exercice. Nous avons trouvé une plate-forme qui servait de scène et nous y avons installé un petit sofa et quelques chaises confortables. Nous avons déniché une petite table, des plantes et des micros sans fil et nous voilà aussi bien installé qu’une émission d’Oprah!
J’avais hâte de mettre à l’essai cet outil mais j’étais tout de même un peu nerveuse. Et s’il y avait des moments de….silence? Nous avions heureusement des invités de grande qualité qui non seulement ont répondu à mes questions mais sont également intervenu en disant des choses comme : « Est-ce que je peux poser une question à Joe? » et « Pourrais-je ajouter un commentaire sur ce qu’a dit Sue? ». Ouf!!
Nous avons reçu des commentaires positifs de la part des invités, organisateurs et participants! Les gens ont bien aimé le fait que se soit « différent » et ont fait la remarque que ça c’est déroulé sur un ton informel et interactif comme une simple conversation. (Pour ma part, j’ai très hâte à la prochaine tribune libre….le mois prochain!)
Lorsque je m’arrête pour penser à ce que nous accomplissons tous dans notre organisation au sein de la fonction publique, j’aime bien utiliser l’analogie du jardinier qui sème des graines et qui a hâte voir à quoi son jardin va ressembler. Si nous utilisons tous les outils mis à notre disposition, nous sommes assurés d’une récolte fructueuse!
Moyra McWilliam
Région du Nord de l’Ontario
Agente d’apprentissage, ARC
Ottawa