Il y a bien des façons de définir le domaine du coaching. Quand je pense au coaching, je pense d'abord à une façon d'être, une façon d'être qui a une incidence sur moi et sur les gens avec lesquels j'entre en relation. Plus particulièrement, le coaching me procure, et procure aux gens avec lesquels j'entre en relation, un accès à une façon différente d'observer et d'interpréter le monde dans lequel nous vivons. Cette technique d'observation se manifeste dans la façon dont je parle et j'écoute. Si vous ou moi avons accès à une façon différente d'observer et d'interpréter le monde, nous aurons accès à des conduites différentes qui pourraient soutenir de façon plus efficace ce à quoi nous nous sommes engagés. Cette façon d'être évoque, ou du moins encourage, l'excellence dans ce que nous essayons d'accomplir.
Une autre façon de voir le coaching est de le considérer comme une méthode d'apprentissage. L'accès à de nouveaux comportements par l'intermédiaire de nouvelles façons de penser est un moyen différent d'apprendre et tout à fait ce en quoi consiste le coaching. C'est aussi tout à fait ce en quoi consiste le leadership. Les grands leaders et les grands coaches ont beaucoup de choses en commun.
D'autres façons de définir le coaching font référence à des techniques et à des moyens pour modifier le comportement d'autrui. Ces approches ont peut-être une application valable dans certaines situations, mais je préfère voir le coaching comme un partenariat entre un coach et la personne « coachée » visant l'excellence et l'efficacité dans le travail et la vie en général.
Permettez-moi d'abord de dire qu'un mentor qui posséderait des habiletés solides en coaching serait, selon moi, un excellent mentor. J'aime à croire qu'un mentor est quelqu'un qui a développé, au fil des ans, ses aptitudes au leadership. En qualité de leader, un mentor peut être assez efficace pour susciter l'excellence chez son protégé. Le mentorat et le coaching sont des méthodes d'apprentissage personnalisées qui visent à aider des gens à atteindre l'excellence dans tout ce qu'ils tentent d'accomplir. Habituellement, le mentor "est passé par là " et est prêt à partager son expérience avec un protégé.
Un coach n'apporte pas forcément une telle expérience dans la relation. Comme le mentor, le coach s'intéresse à ce que la personne qu'il aide essaie d'accomplir, mais ce qu'il apporte, c'est sa capacité particulière à travailler à l'arrière plan ou sur la façon de penser de la personne et à observer ce qui fait obstacle à l'action. Le coach peut avoir tendance à se concentrer davantage sur le présent et l'avenir. Le coach peut être tout à fait présent à la situation de la personne qu'il aide, sans subir l'interférence due aux histoires anciennes.
Le mentor est habituellement l'aîné du protégé en fait d'âge et d'expérience et il possède une perspective unique de la culture de l'organisation. Les mentors ont assez bien réussi à préserver la culture organisationnelle de même que la connaissance et la sagesse collectives.
Les coaches peuvent être de bons observateurs de la culture et ont tendance à chercher davantage à aider les gens à créer de nouvelles cultures afin de mieux soutenir les engagements des personnes aidées. Le coaching et le mentorat sont des facteurs efficaces pour susciter l'excellence chez les autres et ils ont chacun leur propre approche.
Le coaching vise à aider d'autres humains à exceller et à s'épanouir. En tête de la liste des origines du coaching viennent les sports et les arts de la scène. Quand on leur parle de coaching, la plupart des gens pensent d'abord aux sports et aux arts de la scène. Pensez aux olympiens ou aux grands acteurs. Il a fallu attendre la fin des années 1970 pour que la science de la gestion fasse le lien entre le coaching et l'excellence en leadership dans son domaine.
Le domaine de la modification du comportement a donné naissance à une forme particulière de coaching où le contrôle est un résultat important. Ce genre de coaching a été disponible, sous une forme ou une autre, pendant la plus grande partie du 20e siècle.
Le coaching fondé sur la réflexion et l'intuition est un phénomène plus récent. C'est à Fernando Flores et d'autres collègues, qui étudiaient l'intelligence artificielle dans les années 1970, qu'on doit la plus grande partie des connaissances actuelles dans le domaine du coaching pour ce qui concerne la transformation. Plusieurs chefs de file mondiaux dans le domaine du coaching attribuent encore à Flores un grand rôle comme architecte de ce domaine.
Des sciences humaines comme la psychologie et le counselling ont contribué à l'évolution du coaching, tout comme les domaines du développement organisationnel, de l'éducation et toutes les innovations en matière de croissance personnelle.
La philosophie a aussi largement contribué à l'évolution du coaching en ce sens qu'elle essaie d'aider l'apprenant à répondre à des questions concernant les êtres humains et l'apprentissage en général. Le coaching semble être une idée dont l'heure est venue et il ressort lentement comme discipline distincte. Pour certains, il s'agit d'une nouvelle mode en matière de gestion qui passera elle aussi. Selon moi, les racines du coaching sont profondes et le temps est venu d'adopter une approche différente au leadership.
Je pense que c'est un projet fantastique. Vous devez savoir clairement ce que vous entendez par coaching. Essayez-vous de contrôler le personnel et l'amener à se conformer à une nouvelle façon de faire les choses ou essayez-vous de permettre à chacun de faire ce qu'il n'a jamais pu faire dans le passé, compte tenu de l'engagement collectif à une vision collective? Si c'est l'aspect du contrôle qui est important, les chances sont que vous possédez déjà une telle culture. En la baptisant « coaching », vous avez peu de chances de faire adhérer les gens à votre projet. Parlez-moi un peu plus de votre culture. Qu'essayez-vous de faire? Pour créer une nouvelle culture, il ne suffit pas d'en faire la déclaration, puisque l'objet d'une culture est de se perpétuer.
Plusieurs distinctions relatives au coaching sont souhaitables à divers moments de votre périple vers une nouvelle culture, comme les conversations relatives aux relations, aux possibilités et aux actions. Travailler avec un coach professionnel serait à conseiller. Voir les articles de Jim Selman sur le changement culturel versé sur ce site.
La réponse facile est « trouvez-vous un coach ». Heureusement, ce n'est pas la seule façon d'en savoir plus sur le coaching! La première méthode consiste peut-être à fournir de la matière à votre cerveau. Lisez un bon livre ou un bon article sur le sujet afin d'acquérir assez de connaissances pour être un consommateur informé. Vous pourriez naviguer sur l'Internet pour continuer à vous renseigner sur le sujet.
Plusieurs fournisseurs donnent aussi de la formation et c'est une bonne façon de devenir mieux renseigné, si c'est ce que vous recherchez. Je vous suggérerais de pousser cet apprentissage un peu plus loin. On ne peut apprendre à jouer au golf en se contentant de lire sur le golf. Vous devez vous rendre sur le terrain ou le champ de pratique et vous exercer. À mesure que vous apprendrez les caractéristiques du coaching et que vous serez prêt à les mettre en pratique dans votre vie quotidienne, vous voudrez peut-être tenir note de ce que vous apprenez et observez. Tenir un journal d'apprentissage n'est peut-être pas un réflexe naturel pour la plupart d'entre nous, mais l'exercice permet d'améliorer notre observation et notre réflexion à long terme. Commencez par observer ce qui se passe en vous et autour de vous et prenez des notes.
Une autre façon de pousser cet apprentissage un peu plus loin serait de trouver quelqu'un qui partage votre intérêt pour le sujet et d'échanger des notes et des apprentissages. Si vous recherchez un apprentissage plus approfondi, je vous recommanderais un programme de formation plus rigoureux auprès d'un fournisseur de bonne réputation. Explorez ce site pour en savoir plus à ce sujet avant de vous engager dans un programme d'apprentissage approfondi. Une dernière remarque : on ne cesse jamais d'apprendre!
Certains coaches présentent le coaching de cette façon. Ils proposent des programmes qui garantissent un meilleur rendement du personnel. L'approche de la carotte et du bâton existe depuis bien des années et est utile jusqu'à un certain point. Dans une société où l'on attache de l'importance à la loi et à l'ordre, le contrôle de la vitesse est une norme acceptée sur les autoroutes. S'il est bien fait, vous obtiendrez des routes plus sûres, moins d'accidents et une meilleure qualité de vie pour les membres de cette société. En ce sens, vous obtiendrez un meilleur rendement des gens.
Cependant, si vous avez besoin d'une façon de penser innovatrice pour accomplir ce qui n'a jamais été fait, votre réflexion devra peut-être se faire en dehors des normes ou, comme certains le diraient, à l'extérieur de la boîte. Si vous êtes capable de créer un avenir différent et plus efficace pour vous-même et pour d'autres grâce au coaching, au lieu d'obtenir du pareil au même, vous obtiendrez en fait un meilleur rendement des gens. Cependant, cela ne dépendra pas de l'application d'une technique ou d'une manipulation pour leur faire faire quelque chose qu'ils ne veulent pas faire de toute façon. Ce sera par choix et comme des individus responsables de leur propre avenir.
Je peux comprendre votre point de vue. De temps à autre, quelqu'un propose une nouvelle idée qui se veut la nouvelle cure miracle des problèmes de gestion. Les consultants innovateurs font de bonnes affaires. Les gestionnaires ont depuis plusieurs années diverses formes de coaching à leur disposition. Vous connaissez les programmes d'aide aux employés. Les gestionnaires ont relativement tardé à saisir ce concept. C'est bon pour leurs employés, mais quand les cadres eux-mêmes sont concernés, l'hésitation est manifeste. C'est comme s'ils n'étaient pas censés avoir de problèmes ou bien ils ne sont pas censés l'admettre. Quelques formes de coaching mettent davantage l'accent sur l'atteinte de l'excellence que sur les problèmes et, soudainement, il est devenu plus acceptable d'avoir un coach qu'un conseiller. Les experts-conseils fournissent un coaching à des gestionnaires depuis des années sans forcément le dire ainsi. On peut penser à des conseillers de confiance. Nous pourrions citer beaucoup d'autres exemples. Il devient clair que dans le monde actuel en constante évolution, les gestionnaires et les employés s'aperçoivent que s'ils veulent dépasser « le pareil au même », ils pourraient avoir besoin de l'aide d'un observateur extérieur ou de devenir eux-mêmes de meilleurs observateurs. À mesure que ces gestionnaires et employés perfectionnent leurs propres compétences, les coaches actuels feront de même. Le coach local n'est peut-être pas à même de vous conduire aux Olympiques!
C'est une très bonne question. Le choix est quelque chose qui appartient en fait à chacun de nous. Un ingrédient essentiel du coaching est l'établissement d'une relation mutuellement satisfaisante. Avez-vous reçu une demande de coaching? Sans demande, il n'y a pas de coaching. Pouvons-nous nous faire confiance? Est-ce que nous nous respectons les uns les autres? Sentons-nous que nous pouvons parler librement à l'autre? Puis-je m'engager à favoriser votre engagement? Si une partie de ces questions vous posent une quelconque difficulté, il se peut que la relation de coaching prenne du temps à se créer ou, ne se crée peut-être jamais.
Je détecte une attitude responsable dans votre question et c'est vraiment dans l'esprit du coaching. Le coaching vise à permettre aux gens de prendre des responsabilités. Les problèmes nécessitent des actions. Le coaching vous donnera des façons de rester au cœur de l'action et de passer moins de temps sur les problèmes. Ceux-ci ne sont souvent qu'une question d'interprétation. Le coaching vous donnera accès à la façon de régler des problèmes et de les interpréter. Ce que vous apprendrez vous servira dans d'autres situations. En ce sens, le coaching vous aidera à vous corriger vous-même et à trouver des solutions à ces problèmes.
Personne ne profite au même point d'une relation de coaching. Si vous ne recherchez que de petits changements graduels dans la façon de faire les choses ou si votre engagement est très conservateur, vous pourriez voir très peu de changements en vous-même.
Si vos engagements dépassent ce que vous croyez possible et si vous avez besoin d'une percée, vous êtes alors susceptible de vivre des changements importants. Pour qu'une percée se fasse, votre façon de voir le monde doit changer jusqu'à un certain point. Quand vous adoptez une nouvelle façon de penser, vous avez accès à des comportements différents qui modifient essentiellement votre façon d'être.
Il y a toutefois une réserve! Les anciennes façons de penser et les anciennes habitudes ont la vie dure et il est facile de se replier sur elles dans des moments de stress ou de panique. Le fait d'avoir une nouvelle façon de penser ne sera pas suffisant sans la pratique. On ne peut progresser que jusqu'à un certain point en regardant un film sur la façon de sortir d'une trappe de sable au golf. Il faut mettre les deux pieds dans une véritable trappe de sable et s'exercer, puis s'exercer encore. Un bon coach vous soutiendra de cette façon. De plus, vous deviendrez disponible au rôle de coach pour d'autres personnes autour de vous.
Cela serait plutôt contraire à l'esprit du coaching qui consiste à permettre à des gens d'accomplir plus que ce qu'ils croyaient possible et de prendre la responsabilité de leurs propres actions. Le coaching est une méthode d'apprentissage auto-corrigée et spontanée qui vous est utile dans ce que vous faites. Vous êtes le joueur. Le rôle du coach n'est pas de chausser les patins pour vous. Le coach vous offre d'être votre partenaire, temporairement, dans votre périple pour vous aider à voir ce que vous ne voyez pas. Un bon coach vous stimulera, il vous mettra peut-être même relativement mal à l'aise, mais il ne vous guidera pas par la main. C'est une façon d'apprendre différente. Dans quelle mesure êtes-vous prêt à investir dans votre propre apprentissage?