Par Chris Wahl
On a souvent dit que les vrais leaders sont tournés vers le futur et imaginent un avenir si riche de possibilités que les autres veulent y prendre part. Cette attitude contraste avec celle des gestionnaires, car on attend souvent d'eux qu'ils se concentrent sur le présent. Évidemment, les deux manières ont leurs avantages. Nous avons besoin de leaders capables de faire bouger les choses et de gestionnaires qui veillent à réaliser ce qui doit être accompli aujourd'hui.
Un bon coach aide son client à passer d'un état d'esprit à l'autre, à faire du gestionnaire un leader. Cette transition ne s'opère pas sans embûches. L'inexpérience et la rareté des modèles à suivre en décourageront plusieurs.
Pour mieux se rendre compte de la situation, il suffit d'imaginer que le gestionnaire se trouve sur le terrain, avec ses joueurs. Son rôle : suivre de près le déroulement du jeu. Le leader, par contre, permet à ses joueurs de quitter le terrain et d'aller dans les gradins observer l'ensemble de la partie. Cette vision élargie ajoute une dimension stratégique au rôle du leader. Sans cette dimension, le leader n'exercerait qu'une faible partie de son influence.
Cette semaine, demandez-vous à quoi vous consacrez le plus de temps. Êtes-vous davantage orienté vers l'avenir, gestes à l'appui? Ou êtes-vous plutôt préoccupé par le quotidien? Notez la répartition de votre temps entre les deux types d'activité. Vous jouez davantage un rôle de gestionnaire que de leader? Demandez-vous : « Si j'en avais le temps, je ferais quoi? » Votre réponse sera révélatrice de votre inclination profonde. Et si vous voyez où vous pourriez être davantage un leader, allez-y à petits pas (un coach vous sera utile) et trouvez-vous des appuis.